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Des volontaires en ligne de l’ONU aident à mobiliser la somme de 40 000 USD et à établir de nouveaux réseaux pour un projet de pêche durable au Bénin

17 juillet 2017
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Photo de femmes dans un bateau près d'un marché de poissons sur les bords du lac Nokoué

 

Le lac Nokoué est situé sur la côte sud du Bénin, en Afrique de l'Ouest. Avec au sud Cotonou, la plus grande ville du Bénin, et à l'est Porto Novo, la capitale du pays, le lac Nokoué est menacé tout le long de ses rives par la pollution et la déforestation. Il est également touché par la congestion sédimentaire et par la pratique d’une forme traditionnelle de pisciculture appelée Acadja, qui nécessite la construction d’enclos à poissons faits de bois, de feuilles et de branches. Au nord, où la rivière Sô se jette dans le lac, se trouve la ville de Sô Ava, d’où opère l’Association des propriétaires d'Acadja de la Commune de Sô Ava (APACSO). Au service de cet organisation sans but lucratif, cinq volontaires en ligne de l’ONU ont joué un rôle important dans la mobilisation d'une subvention de 40 000 USD accordée par le Programme de micro financements du FEM.

De 2013 à 2016, l'APACSO a piloté un projet d'élevage de tilapia, cofinancé par la US African Development Foundation (Fondation américaine pour le développement en Afrique) et le gouvernement du Bénin. Ce projet est venu en aide aux pêcheurs artisanaux et a contribué à la restauration des voies navigables. En juin 2016, l'APACSO a publié un appel à candidature en direction des volontaires en ligne invités à fournir une contribution technique à la deuxième phase du projet. Leur contribution était requise pour élaborer et finaliser un document de projet, et pour trouver des possibilités de financement qui permettraient d’assurer une utilisation de la végétation du lac qui soit plus durable sur le plan environnemental, de réduire la pollution causée par les nasses Acadja, et d’améliorer la densité de la population de poissons ainsi que les conditions de vie des pêcheurs.

Les volontaires en ligne de l’ONU ont rédigé le document de projet et facilité les contacts avec les universités et les laboratoires locaux afin d’assurer un soutien technique. Ils ont recherché des possibilités de financement et rédigé des supports de communication connexes, ont traduit le document de projet du français vers l'anglais, et ont aidé à identifier une experte en aquaculture qui a été invité à dispenser aux jeunes, aux femmes et aux pêcheurs à faibles revenus de la région une formation de dix jours en pisciculture financée par une ONG belge.

La formation, qui a eu lieu en décembre 2016, a déjà donné d'excellents résultats : non seulement les participants ont directement bénéficié de l'expertise et des recommandations pratiques sur l'amélioration de l'efficacité et l'impact environnemental de leurs piscicultures, mais l'APACSO a également reçu trois demandes de partenariat d'un restaurant local, d’une ONG agissant comme un incubateur d'entrepreneuriat pour les jeunes, ainsi que du Centre national de promotion des entreprises, qui soutient les jeunes dans la création d'entreprises de transformation et de distribution alimentaire.

« C’était une occasion d’apprendre passionnante. Nous avons reçu un soutien remarquable des volontaires en ligne et partageons cette expérience avec d’autres organisations, » explique Moubarakou Salami, qui a coordonné la collaboration en ligne avec l’APACSO. 

Photo: © APACSO / Moubarakou Salami

Merci à Anojaa Karunanathan et Alexandre C. Cuvelier, volontaires en ligne, pour l’aide apportée à cette traduction.

 

L’équipe

  • Photo de la volontaire en ligne de l'ONU Florie-Anne Virgile

    Florie-Anne Virgile

    France

    Elle a une maîtrise en Culture et Gestion des Médias de Sciences-Po Paris et dix ans d’expérience auprès de sociétés de production télévisée, en tant que traductrice et journaliste en ligne. Florie-Anne était l’une des trois volontaires qui ont traduit le document de projet du français vers l’anglais.

    « Mon meilleur ami m’a parlé du service Volontariat en Ligne du programme VNU. Je me suis renseignée et j’ai vu que certaines de mes compétences pouvaient être utiles, j’ai alors décidé de joindre le programme. Le projet de l’APASCO m’a paru intéressant et ambitieux, et leur méthode logique et bien pensée. Je suis maintenant en train de travailler sur leur campagne de communication et continue de les aider autant que je peux et quand mes compétences peuvent être utiles. »

  • Photo du volontaire en ligne de l'ONU Yannick Wilfried Mengue

    Yannick Wilfried Mengue

    Cameroun

    Maîtrises en Démographie et en Economie et Gestion de l’Environnement. Il est Chef du Département de Développement Régional pour la Région Sud du Ministère de l’Economie, de la Planification et du Développement Régional du Cameroun, et a revu le document de projet et fourni recommandations techniques et conseils. Il a également recherché des donateurs potentiels.

    « J’ai décidé de devenir volontaire en ligne parce que de cette façon je peux aider où que ce soit dans le monde sans avoir à me déplacer. J’étais vraiment intéressé par le projet de l’APACSO. La collaboration en ligne était très bien organisée avec un calendrier et des activités bien définies, et avant tout, les membres de l’APASCO étaient toujours ouverts à la discussion et prêts à inclure mes contributions. Nos échanges ont été mutuellement bénéfiques. »